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24 sep

Discours de notre Vice-Présidente, Marie Meunier, lors du congrès de rentrée politique 2017 du PS

Camarades,

Bienvenue au congrès de rentrée du Parti Socialiste 2017

C’est en tant que Vice-Présidente des Jeunes Socialistes que je prends la parole aujourd’hui.  Je tiens d’ailleurs à les remercier pour leur confiance et à leur dédier ces quelques mots :  

J’ai grandi aux côtés de la plupart d’entre vous. Nous nous connaissons, nous travaillons ensemble depuis plusieurs années et aujourd’hui mes amis : NOUS SOMMES LÀ !!!

Je voudrais également remercier notre Parti.  Nous vous savons à l’écoute, attentifs et disponibles. 

N’en déplaise à certains, au Parti Socialiste :

Les jeunes sont

Les jeunes sont CONSULTÉS

Les jeunes sont ENTENDUS !!!

 

Aujourd’hui, je sors de l’école, je cherche un travail, à priori rien d’extraordinaire. Je dois me vêtir, je dois être présentable, je dois me nourrir, je dois me loger, je dois communiquer, je dois me déplacer … 

Qu’est-ce que le Gouvernement Fédéral me propose ?

Des Starters Jobs, Des Flexi Jobs…

Aaaaah c’est beau, ça sonne bien aux oreilles, ça vend du rêve ! Sérieusement, ça donne envie de « Commencer à Travailler » … non ?

Mais concrètement, ces mots anglo-saxons à la résonnance hyper hype, que veulent-ils dire ? 

Ils veulent dire :

-        Diminution de salaire,

-        Diminution des aides sociales

-        Diminution des pensions

Bref, augmentation de la précarisation des jeunes !

Aujourd’hui, j’ai 18 ans, je commence à travailler, le fruit de mon travail aurait dû me rapporter 1500 € 00 par mois,

Grâce aux mesures mises en place par le Gouvernement Fédéral, je n’en récolterai que 1.230.

Réellement c’est tout ce que je vaux ?   C’est tout ce que le fruit du travail d’un jeune travailleur vaut aujourd’hui ?

Chaque année plus de 45.000 jeunes travailleurs de 18 à 20 ans seront dans le même cas que moi. 

Aujourd’hui, j’ai 25 ans, j’ai choisi de faire des études, je me suis instruite, je sors de l’université.  Je cherche un emploi.  Je n’aurai pas le droit à des allocations d’insertion. Je serai aidée par mes parents si ceux-ci en ont la possibilité à cause des mesures prises par le Gouvernement Fédéral.

À l’heure où nous rêvons de prendre notre envol, nous nous retrouvons englué dans des mesures gouvernementales complètement inadaptées.

En tant que jeunes socialistes, nous sommes attentifs à l’estime de soi et à la dignité de chaque jeune travailleur, à faire en sorte que celles et ceux qui désirent s’épanouir dans la vie active disposent des outils nécessaires afin de pouvoir se réaliser.

Au travers sa fondation « Ceci n’est pas une crise », notre camarade Jean-Pascal LABILLE souligne que nous ne subissons pas une crise mais une mutation sociétale.

Nous devons nous préparer à y répondre. Allons-nous attendre d’être dos au mur pour nous décider à penser différemment ? 

Il y a quelques années, le Mouvement des Jeunes Socialistes a décidé d’apporter la réduction collective du temps de travail comme une des solutions au bien-être des travailleurs. Nous l’avons porté, le Parti Socialiste en a fait un combat. Nous sommes conscients que l’Homme ne se résume pas qu’à son travail, travailler 4 jours/semaine permettrait à tout un chacun d’une part de partager le travail, et d’autre part d’améliorer son confort de vie.

Parlons maintenant d’avenir :

 

Penser que nous pouvons aller contre le progrès est illusoire.  Où nous décidons de surfer sur cette vague ou celle-ci nous balayera.

Surfer sur la vague oui, mais pas à n’importe quel prix.

Nous sommes conscients que nous allons devoir gérer l’arrivée des nouvelles technologies telles que le remplacement des travailleurs par des machines, le potentiel des imprimantes 3D, les véhicules autonomes, les nanotechnologies, le transhumanisme… toutes ces nouvelles technologies qui n’en sont qu’à leurs balbutiements.

Les Jeunes Socialistes savent que cette évolution soulève des questions de fond qui sont scientifiques, sociales et éthiques.  Nous y sommes vigilants.

Bref, en ce qui concerne le désir des jeunes, rien de neuf au soleil :

Pouvoir gagner sa vie dignement, pouvoir profiter du fruit de son travail, être heureux.

Aux Grands Marchands de Rêve qui gouvernent notre pays actuellement je terminerai en leur disant ceci : les jeunes savent prendre leur destin en main, arrêtez de les prendre pour des petits ânes à qui vous donnez à manger !

Merci camarades.